Wednesday, 15 May 2019

Miecio Askanasy 's Braziliana Featuring the magnificent voice of Nelson Ferraz ‎– Miecio Askanasy's Braziliana (1955)

Style: Samba, Bachata, Folk
Format: Vinyl
Label: Oriole

Tracklist:
A1.   Coco Verde
A2.   Marrequinha
A3.   Terra Seca
A4.   Oba
B5.   Vou Vender Meu Barco
B6.   Navio Negreiro
B7.   Macumba
B8.   Carioca Fun

Credits:
Ensemble – Braziliana
Stage Manager – Miecio Askanasy

Brazukas ‎(José Prates) – Brazukas (1978)

Genre: Funk / Soul, Folk, World, & Country
Format: Vinyl
Label: IRI

Tracklist:
A1.  Estou Procurando
A2.   Bahia
A3.   Somente Voce
A4.   Feitico Da Vila
A5.   Sai Olho Grande
A6.   Barquinho
B1.   Pega No Ganze
B2.   Fantasia
B3.   Saudade
B4.   Tem Candere
B5.   Simbora
B6.   Você Abusou


Credits:
Arranged By – Jose Prates
Producer – Benjamin M Kuras, Clodomir De Castro

Orquestra Afro-Brasileira ‎– Obaluayê! (1957)

Style: African
Format: Vinyl, mp3
Label: Todamérica

Tracklist:
A1.   Apresentação De Paulo Roberto
A2.   Chegou O Rei Congo
A3.   Calunga
A4.   Amor de Escravo
A5.   Saudação Ao Rei Nagô
B1.   Festa De Congo
B2.   Babalaô
B3.   Liberdade
B4.   Obaluayê

Credits:
Conductor, Lyrics By, Music By – Maestro Abigail Moura
Solo Vocal – Yolanda Borges
Fundada em 1942 pelo maestro Abigail Moura, a Orquestra Afro-Brasileira foi um importante nome na música popular do século XX. “Obaluayê!” é o primeiro disco do grupo, que lançou ainda outro em 1968. Com uma proposta que mesclava diferentes instrumentos e formas de percussão de matriz africana e afro-brasileira, de instrumentos de sopro e cânticos, a Orquestra trouxe à tona uma experimentação nova na música brasileira.
 
Há poucas informações sobre a história do maestro e sobre a Orquestra: Abigail Moura morreu em 1970 em estado de extrema pobreza. Um grande nome a ser redescoberto.
Source: revistausina.com 

Orquestra Afro-Brasileira ‎– Orquestra Afro-Brasileira (1968)


Style: Batucada, Samba, African
Format: Vinyl
Label: Polysom

Tracklist:
A1.   Agô Lonan
A2.   Tire O Calundú
A3.   Índia
A4.   Palmares
A5.   Babaloxá
A6.   Canto Para Omulú
B1.   Mo-Fi-La-Do-Fê
B2.   Saudação Aos Orixás
B3.   Xangô
B4.   Nagana
B5.   Os Oinho De Iaiá
B6.   Rei N'aruanda

Credits:
Producer – Hélcio Milito
Distraídos, lembramo-nos imediatamente da apresentação colorida do Brasil ritual em “Tam… Tam… Tam…!”, atribuído a José Prates e que já comentámos aqui. Orquestra Afro-Brasileira avança na década seguinte, ano 1968, e este LP documenta o africanismo muito presente na espiritualidade brasileira. Bem melhor que nós, o elucidativo texto de Abigail Moura, na contracapa, afirma: 
“A CBS acaba de proporcionar, através do presente “Long playing”, a oportunidade para a observação dos amantes do ritmo, ora vibrante, ora monótono; da melodia e dos cânticos, às vêzes, lamurienteos e de profundo sentido místico, que foram o apanágio do sentimento do negro, no Brasil, há séculos passados. (…) Encontram-se músicas vocais nas línguas bantu, nagô, nhengatu e em português (obedecendo, em alguns casos, as corruptelas); como, também, as formas rítmicas desde o opanijé, (ritmo especial para Omolu), alujá, (ritmo especial para Xangô), culminando com a polirritmia afro-brasileira, cuja base é recolhida nas cerimônias litúrgicas afro-brasileiras. (…) Sim, a Orquestra Afro-Brasileira preserva e divulga a música de característica negra. É o sentimento de uma raça que, em tôdas suas nuanças, não se amalgamou com determinadas “sensibilidades”. É o que a música dêste original conjunto, também, traduz.”
 
“Saudação Aos Orixás” traz para nós toda a carga de densidade ritual na selva tropical. Somos espectadores não como turistas que assietm à dança colorida executada em trajes típicos, mas como exploradores curiosos a quem é oferecida uma oportunidade real de entendimento. Prensagem boa, dedicada, fabricada com autoridade no Brasil pela Polysom.                         
Source: Flur

Éliane Radigue ‎– L'Île Re-Sonante (2005)

Genre: Electronic
Format: CD
Label: SHiiin

Tracklist:
1.   L'Île Re-Sonante

Credits:
Liner Notes – Daniel Caux
Mastered By – Lionel Marchetti
Mixed By – Brian O'Reilly

livret
c'est un des apanages de la musique minimaliste basée sur des sons longuement tenus, lorsqu'elle est conçue de manière adéquate et irriguée par une réelle inspiration, que d'être susceptible de plonger l'auditeur dans un état second, une sorte de rêve éveillé qui décuple paradoxalement l'acuité de son écoute et lui permet de percevoir les détails les plus infimes et les nuances les plus subtiles de ce qui lui est donné à entendre. c'est à une aventure de ce type que nous convie éliane radigue avec « l'île re-sonante », jusqu'à des confins poétiques qui n'appartiennent qu'à son univers musical. 
si cette pièce a été composée pour être écoutée d'une traite et qu'aucun effet de rupture n'y est brutalement marqué, elle offre cependant la particularité d'être constituée d'une succession de séquences qui crée une sorte d'architecture impalpable aux proportions harmonieusement établies. c'est bien d'une oeuvre musicale au sens que l'on donne habituellement à ce terme en occident qu'il s'agit, et non d'un simple environnement sonore à caractère plus ou moins expérimental. 
du silence, naît un son qui s'élève peu à peu avec des effets de houle dans l'extrême grave, tandis qu'un peu plus tard, une fréquence aiguë fait son apparition et participe à tout un jeu d'oscillations. dans un miroitement sonore, cette fréquence aiguë qui semble vivre et frémir apparaît à découvert dans le creux des mouvements de houle. la clé du mystère de ce son électronique rendu littéralement vivant tient à une adjonction très progressive d'autres fréquences à la fréquence aiguë initiale, ce qui donne corps peu à peu à une notion de timbre. jusqu'à ce que l'on ait tout à coup l'impression d'entendre, très au loin, comme une sorte de berceuse, de mélodie humaine allant alternativement d'une hauteur sonore à l'autre... 
après que les mouvements de houle aient disparu, l'évocation d'une voix chantée que l'on suppose féminine se fait de plus en plus précise. de la superposition progressive de fréquences plus graves, naîtront plus tard les sonorités d'un orgue d'église. formée d'un enchevêtrement de cycles, la masse sonore poursuit inexorablement son chemin, jusqu'à ce que - réalité ou illusion - l'on ait la sensation d'une accélération du tempo et que, peu à peu, la voix chantée réapparaisse et semble se répondre à elle-même en un entrelacement régulier d'échos translucides. les effets de rapidité et de lenteur sont, en fait, des plus relatifs dans cette musique de sons longuement tenus, tant ils se conjuguent avec celui d'immobilité dans le jeu de trompe-l'oreille des interactions des ondes sonores. 
suivront de longs moments hypnotiques dans un grand calme méditatif, avec des roulements continus dans les graves et des scintillements dans des aigus parfois rehaussés d'un mystérieux halo sonore, tandis que les mouvements de houle se feront à leur tour berceuse dans la lente progression de la transformation du son. 
pour « l'île re-sonante », éliane radigue a trouvé son inspiration dans une image de caractère visuel : l'émergence d'une île des eaux d'un lac dans lequel elle se refléterait. une image tout à la fois « réelle » et fruit d'une illusion optique, les sons renvoyant à une notion de creux - la profondeur de l'eau - et de plein - l'île qui émerge. la compositrice insiste sur le phénomène de la transparence qui a essentiellement donné naissance à l'oeuvre et nous donne une autre source d'inspiration : ce moment particulier, dans la musique classique, où l'oreille n'est plus dans la tonalité qui précédait mais pas encore dans celle qui va suivre. 
une période transitoire et fugace d'entière ouverture à un « pas encore » qui serait ici largement prolongée. mais rien - aucune explication, aucune signification - n'est imposé à l'auditeur : tout lui est au contraire proposé pour faire résonner en lui son propre univers intérieur. 
qu'il s'agisse des questionnements fondamentaux sur l'art auxquels elle a participé très jeune à nice avec les plasticiens du nouveau réalisme, qu'il s'agisse des recherches de la musique concrète auxquelles elle a collaboré à paris au studio d'essai de la radio française puis aux côtés de pierre henry, qu'il s'agisse des studios de musique électronique de new york et de californie où elle a travaillé au cours des années 70 dans une perspective minimaliste, il est clair qu'éliane radigue a su se forger des outils appropriés pour l'éclosion et le développement de son art personnel. 
la réussite d'une pièce telle que « l'île re-sonante » tient au fait que, plus encore que le résultat heureux d'une synthèse des recherches antérieures de la compositrice, elle apparaît comme celui d'un phénomène naturel de l'ordre de l'osmose. c'est une oeuvre parfaitement autonome qui, selon le voeu de son auteur, finit même par échapper à celui-ci par le caractère infini de la diversité des interprétations auxquelles, à chaque écoute, elle peut donner lieu. 
shiin / daniel caux
 
Depuis son studio parisien, éliane radigue invente en indépendante farouche une musique hypnotique en forme de miroir tendu à notre voix intérieure. 
philippe robert / les inrockuptibles
Attentive listening to radigue’s music almost inevitably produces a profound sense of temporal and perceptual disorientation which is mystifying, if not mystical. 
dan warburton / wire